Chers tous,
Un nouveau roman.
Oui.
Un moment unique et fragile. Une nouvelle mise à nu.
Le tout dans un contexte d’heroic fantasy, formidable terre d’accueil pour un romancier. Toutefois, le genre mérite qu’on le bouscule. Avec ce roman, j’ai voulu faire acte d’impertinence, peut-être même d’imprudence pour mieux servir le songe médiéval et sa magie.
Mon intention a été d’être au plus près des personnages, d’être dans les chairs pour s’imprégner du merveilleux.
Ce roman marque pour moi une étape importante. Pour la première fois, j’ai osé mêler ma vie personnelle à l’imaginaire. Jusqu’ici, par pudeur ou simplement parce que je ne savais comment m’y prendre, j’opérais un distinguo radical entre ma vie et mes romans.
Ce n’est plus le cas. Dans la Chronique du Soupir, je me suis inspiré des émotions et des épreuves que j’ai pu traverser.
C’est une autre manière d’écrire. Plus proche d’une certaine idée de la modernité en l’heoric fantasy que je défends depuis des années.
J’ai besoin de ce merveilleux tangible et incarné. J’ai besoin de vous parler d’une féerie ancrée dans la réalité des corps.
Le soupir, ici, évoque des temps suspendus, la solitude, le désir, les relations entre un homme et une femme, le rapport à l’imaginaire.
J’ai voulu une histoire qui se livre dans un souffle.
J’espère de tout cœur que vous le sentirez.
Je vous embrasse,
Mathieu G. |