À propos de moi...
Je suis né au Cambodge en 1963 et j’ai eu la chance de beaucoup voyager. Je ne suis arrivé en France métropolitaine qu’à l’adolescence. J’ai grandi sans tv, sans radio, sans PS3 ni aucune console… mais avec les romans, les bandes dessinées et le cinéma.
Très jeune, j’ai éprouvé le plaisir immense de raconter des histoires. Je voulais être dessinateur de BD – logique, quand on s’est nourri d’images. Je suis passé par le jeu de rôles, puis me suis tourné naturellement vers l’écriture.
J’ai une chance inouïe : je n’appartiens à aucune des « catégories » de l’édition, je publie aussi bien des thrillers pour adultes que des albums pour la jeunesse.
Katana est un projet qui s’inscrit en frontière de tous les genres que j’aborde.
J’aime les grands vins, les moments de calme partagés avec les amis, les salons du livre et leur frénésie. J’aime travailler enfermé dans mon bureau, ou écrire dans un café, entouré d’inconnus bruyants. J’aime voyager et partir au hasard des rues avec mes proches. J’aime ne rien faire, regarder autour de moi et sentir les parfums en suspension dans l’air, écouter les bruits, noter mille et un détails…
Ce dont je suis le plus fier : avoir eu deux fils, Elric et Adriel, respectivement parus en 1990 et 2005.
Pourquoi avoir écrit KATANA ?
À l’origine, Katana était un projet de bande dessinée que je devais scénariser pour mon frère Éric, qui en avait eu l’idée. Quelques planches ont été réalisées, mais les années ont passé et nous n’avons jamais trouvé le temps d’achever ce long travail. J’éprouvais depuis longtemps le besoin de mener cette histoire à son terme, de lui donner forme et quand Xavier Mauméjean m’a proposé de le faire dans la collection Pandore, j’ai sauté sur l’occasion.
Katana est un conte d’amour et de mort, de fureur et de sang. Une véritable histoire de samouraïs, doublée d’une réflexion sur la vie, sur la place et le rôle de chacun, sur l’amitié, la loyauté, le courage ou la lâcheté, la vérité ou le mensonge…
C’est une histoire de transmission, aussi.
Autant de sujets qui me sont chers et que je n’ai cessé d’aborder au fil des livres.
Était-ce un roman pour adultes ou pour adolescents, pour filles ou garçons ? Je ne me suis pas posé la question. J’espère seulement avoir atteint mon but : proposer un conte universel aux lecteurs. À l’heure où l’on s’interroge sur le mariage pour tous, sur les différences, sur la légitimité des uns ou des autres selon leurs croyances, leurs us, leurs coutumes ou leur sexualité… Ichirô compose et se cherche. Il croise des femmes et des hommes qui l’aident à se construire, à trouver sa voie, à grandir. C’est moins un héros en devenir qu’un être humain, dans toute sa complexité et sa richesse.
Voilà ce que j’aime chez lui, ce que je voulais traduire au travers un « roman d’aventures ».
Ichirô, c’est moi, bien entendu… mais c’est aussi toi, lectrice et toi, lecteur.
Du moins est-ce mon vœu le plus cher.
Jean-Luc Bizien